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À Dijon, les salariés d’Ebra mobilisés contre le projet de restructuration

Camille Martin 2 min de lecture
À Dijon, les salariés d’Ebra mobilisés contre le projet de restructuration

Vendredi 9 octobre, des salariés du groupe de presse Ebra se sont mobilisés à Dijon à l’appel du Syndicat national des journalistes et de plusieurs organisations syndicales. Ils se sont rassemblés devant une agence du Crédit Mutuel, place Darcy, avant de distribuer des tracts aux habitants.

Le choix du lieu était symbolique : le Crédit Mutuel est propriétaire du groupe Ebra, auquel appartient notamment Le Bien public. Les grévistes voulaient alerter sur les conséquences d’un projet de restructuration pour les emplois et pour l’information locale, selon dijon-actualites.fr.

Des postes menacés dans les rédactions

Le groupe Ebra, qui compte environ 3 200 salariés et neuf quotidiens régionaux, prévoit jusqu’à 400 suppressions de postes dans le cadre d’un plan de départs volontaires, d’après les organisations syndicales.

En Bourgogne, Le Bien public et Le Journal de Saône-et-Loire, réunis au sein d’Est Bourgogne Médias, sont concernés. Le projet prévoit 19 suppressions de postes, dont 17 dans les rédactions, ainsi que la création de neuf postes. Les secrétaires de rédaction font partie des métiers exposés par cette réorganisation.

Les syndicats redoutent une dégradation des conditions de travail et une baisse de la qualité de l’information proposée aux lecteurs. Ils demandent une révision du projet, notamment concernant l’automatisation de certaines tâches de relecture, de reformulation et de mise en page.

La direction assure qu’aucun départ ne sera imposé

La mobilisation a aussi été suivie dans plusieurs villes couvertes par les titres du groupe, dont Strasbourg, Besançon et Lyon. Selon Agnès Briançon, co-secrétaire générale nationale du SNJ, environ 67 % des salariés de l’ensemble des titres ont participé au mouvement.

La direction d’Ebra a indiqué à l’Agence France-Presse prendre acte de la grève et des inquiétudes exprimées. Elle affirme que le plan repose exclusivement sur le volontariat et qu’aucun départ ne sera imposé. Elle explique également que les nouveaux outils doivent faciliter le travail des rédactions, sans remplacer les journalistes.

Le groupe fait face à une baisse des ventes de journaux papier et des recettes publicitaires. Les discussions entre la direction et les représentants des salariés doivent se poursuivre après cette journée de mobilisation.

Source : dijon-actualites.fr

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