Canicule et emploi : la croissance régionale se fragilise en Côte-d’Or
La conjoncture économique se dégrade en Bourgogne-Franche-Comté. Aujourd’hui, mardi 29 septembre, l’Insee a présenté à Dijon sa dernière note régionale, avec plusieurs partenaires. Selon bienpublic.com, les épisodes caniculaires de l’été pèseraient à eux seuls pour environ 0,1 point sur la croissance annuelle française en 2026.
Les prévisions citées font état d’une croissance de 0,4 % en France cette année. Le ralentissement s’explique aussi par un retournement dans les travaux publics, un marché du travail plus dégradé et une progression limitée des salaires. Le pouvoir d’achat des ménages reculerait de 0,4 % sur l’année, tandis que l’inflation atteindrait 2,9 % en fin d’année.
510 emplois salariés perdus en Côte-d’Or
La région comptait 984 700 emplois salariés en juin 2026. Elle en a perdu 3 050 entre le premier et le deuxième trimestre, soit une baisse de 0,3 %. Sur un an, le recul atteint 7 670 emplois, soit 0,8 %.
La Côte-d’Or n’échappe pas à la tendance. Le département a perdu 510 emplois salariés au deuxième trimestre 2026, une baisse de 0,2 %. Les données présentées ne détaillent pas la situation à l’échelle de Dijon, mais la ville est directement concernée par cette évolution départementale et régionale.
Les baisses touchent l’intérim, les services marchands hors intérim, la construction, le commerce et l’industrie. La construction demeure en crise, tandis que le commerce souffre d’une consommation atone. Les services non marchands restent stables. Les services aux entreprises ainsi que l’hébergement-restauration sont stables ou presque.
Un chômage à 6,6 % dans le département
Au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage s’établit à 7,4 % en Bourgogne-Franche-Comté, contre 8,3 % en France hors Mayotte. En Côte-d’Or, il atteint 6,6 %. Les partenaires de l’Insee constatent une nette hausse sur un an.
Selon bienpublic.com, l’emploi pourrait se stabiliser en 2026, mais la population active progresserait plus vite. Cette situation contribuerait à la poursuite de la hausse du chômage.
Source : bienpublic.com
