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La Banque de France voit une économie régionale résiliente malgré les incertitudes

Camille Martin 2 min de lecture

La Banque de France affiche un optimisme prudent pour l’économie de Bourgogne-Franche-Comté. Lors d’une conférence de presse organisée mercredi dernier à Dijon, son directeur régional Laurent Fraisse a estimé que l’économie régionale restait résiliente, malgré une croissance nationale annoncée à 0,4 % en 2026.

Selon bienpublic.com, le nombre de défaillances d’entreprises est stable dans la région depuis deux ans. Sur une base 100 en 2019, l’indicateur se situe près de 118 en 2024 comme en 2026, avec des données arrêtées en juillet. La Banque de France y voit notamment l’effet du renouvellement des entreprises, les plus jeunes structures étant davantage exposées aux difficultés.

Une activité contrastée selon les secteurs

Chaque mois, la Banque de France interroge 620 chefs d’entreprise de Bourgogne-Franche-Comté. Elle constate que l’activité résiste en 2026. Les travaux publics connaissent une forte activité. Le bâtiment se maintient, porté par le second œuvre, tandis que les services marchands affichent également une situation plutôt favorable.

L’industrie régionale suit en revanche une tendance à la baisse depuis quatre mois. Les difficultés de la filière automobile pèsent sur l’économie locale. Tous secteurs confondus, les carnets de commandes sont jugés insuffisants pour la fin de l’année.

Marges en hausse, investissements en baisse

Le bilan 2025 présenté à Dijon fait état d’une légère reprise du chiffre d’affaires des entreprises de la région, à hauteur de 0,1 %. Plus d’une entreprise sur deux a enregistré une hausse. Les exportations, particulièrement dans l’industrie, ont contribué à cette évolution. Les très petites entreprises ont toutefois vu leur chiffre d’affaires moyen reculer de 1,6 % sur un an.

Les marges ont progressé dans tous les secteurs entre 2024 et 2025, y compris dans la construction. Mais les investissements ont diminué de 600 millions d’euros dans la région, dont 300 millions dans l’industrie. Pour Laurent Fraisse, ce recul traduit l’attentisme d’entreprises qui manquent de visibilité.

Pour 2027 et 2028, la Banque de France mise notamment sur une hausse du pouvoir d’achat, un recul de l’épargne et des exportations soutenues par les pays voisins, dont l’Allemagne.

Source : bienpublic.com

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