Taxe foncière : la hausse des bases pèse sur les propriétaires en Côte-d’Or
En Côte-d’Or, la stabilité des taux communaux ne suffit pas à contenir la taxe foncière. La revalorisation annuelle des bases cadastrales entraîne une hausse mécanique du montant dû par les propriétaires, y compris lorsque les municipalités n’augmentent pas leurs taux.
Dans un communiqué diffusé mercredi 14 octobre, l’Union nationale des propriétaires immobiliers de Bourgogne-Franche-Comté (UNPI BFC Dijon) salue la modération fiscale des communes cette année. Mais l’organisation estime que la progression régulière de la fiscalité immobilière pèse de plus en plus lourdement sur les budgets.
Propriétaires occupants et bailleurs concernés
Pour les propriétaires occupants, cette hausse s’ajoute aux dépenses liées à l’entretien du logement, aux travaux et aux obligations de rénovation énergétique. L’UNPI BFC Dijon attire notamment l’attention sur les retraités et les ménages modestes, pour lesquels la taxe foncière peut réduire directement le pouvoir d’achat.
Les propriétaires bailleurs sont également visés. Selon l’association, l’alourdissement de cet impôt réduit la rentabilité locative, peut freiner les investissements et limiter les capacités à entretenir ou rénover les logements. Dans le contexte actuel de crise du logement, l’organisation redoute un impact sur l’offre locative.
Trois demandes portées auprès des élus
L’UNPI BFC Dijon réclame une réforme de la taxe foncière. Elle propose de faire participer les locataires au paiement d’une partie de l’impôt, de diminuer les taux communaux ou de les maintenir à leur niveau actuel, et de forfaitiser les frais de gestion afin qu’ils ne progressent pas automatiquement avec la taxe.
L’association appelle les élus de Côte-d’Or à prendre en compte les conséquences de cette fiscalité sur l’investissement, la rénovation du patrimoine immobilier et le logement.
Source : dijon-actualites.fr



