Mobilisations lycéennes : associations et syndicats réagissent en Côte-d’Or
Après plusieurs jours de mobilisations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté, plusieurs organisations de Côte-d’Or et de la région prennent position. Elles évoquent les conditions d’étude, le manque de moyens dans l’Éducation nationale et les tensions liées aux blocages, selon bienpublic.com.
La FCPE appelle au dialogue
Les fédérations de parents d’élèves FCPE de Côte-d’Or, de la Nièvre, de Saône-et-Loire et de l’Yonne disent comprendre les inquiétudes des lycéens. Elles citent notamment les classes chargées, le manque de personnel, les absences d’enseignants non remplacées, les conditions d’étude et Parcoursup.
La FCPE souhaite que les jeunes puissent s’exprimer dans un cadre pacifique et respectueux. Elle refuse toute récupération politique du mouvement. L’organisation demande aux établissements de favoriser le dialogue et les assemblées générales. Elle appelle aussi les manifestants à respecter les personnes et les biens, tandis que les parents sont invités à être présents lors des rassemblements.
Les Jeunes Socialistes de Bourgogne-Franche-Comté apportent également leur soutien aux lycéens mobilisés. Ils mettent en avant le manque de professeurs, les classes surchargées, les emplois du temps et la sélection post-bac. Ils dénoncent aussi les réponses policières, tout en condamnant les violences contre les forces de l’ordre ou les personnels.
Des positions différentes sur les violences
La Ligue des droits de l’homme a publié un communiqué mercredi 1er octobre. L’association dénonce des interventions policières qu’elle juge violentes, ainsi que des gardes à vue et des blessures signalées lors de rassemblements. Elle demande que les faits fassent l’objet d’éclaircissements et estime que les revendications lycéennes doivent recevoir une réponse politique. La LDH annonce vouloir documenter les violences et saisir le Défenseur des droits.
De son côté, l’Unsa Éducation met l’accent sur les personnels confrontés aux blocages. Le syndicat indique que certaines mobilisations ont donné lieu à des violences ou à des menaces contre des personnels. Il condamne toutes les formes de violence, tout en réaffirmant sa demande de moyens supplémentaires pour l’Éducation nationale. Pour l’Unsa, ces revendications doivent être portées par des actions non violentes.
Solidaires 21 soutient les lycéens et appelle à participer à la mobilisation nationale prévue mardi 6 octobre, y compris par la grève.
Source : bienpublic.com
