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Habitat indigne : débat sur les moyens prévus hors Dijon Métropole

Camille Martin 2 min de lecture

La convention de lutte contre l’habitat indigne pour 2027 et 2028 a fait débat au conseil de Dijon Métropole, jeudi dernier. Valérie Blondel, élue de Nouvelle Énergie, a contesté les moyens prévus pour les communes de la métropole hors Dijon, selon dijon-actualites.fr.

Le projet prévoit cinq diagnostics techniques et une visite de contrôle par an sur ce territoire. Sur les deux années de la convention, cela représente donc dix diagnostics et deux visites. À Dijon, les situations relèvent du Service communal d’hygiène et de santé, notamment après des signalements d’occupants ou des saisines du Comité logement indigne. Une quinzaine de réorientations vers ce service avaient été comptabilisées depuis le 1er janvier 2026 lors de la rédaction du rapport.

Des données récentes réclamées

Valérie Blondel estime que les objectifs ne peuvent pas être fixés sur la seule activité observée en 2025 et 2026, sans état des lieux actualisé. Elle a demandé le nombre de signalements enregistrés en 2025 et 2026, ainsi que leur suite : diagnostics, travaux, relogements ou procédures engagées.

L’élue a rappelé une estimation de 3 480 logements potentiellement indignes en 2013 à l’échelle métropolitaine. Elle a aussi cité une hausse des contacts traités par les partenaires, de 1 570 en 2020 à 2 635 en 2022. Son groupe a voté contre la délibération et demande davantage de repérage, un suivi des résultats et des moyens renforcés.

Un dispositif financé par plusieurs institutions

La convention associe l’État, le Conseil départemental de la Côte-d’Or, la CAF, la MSA de Bourgogne et Dijon Métropole. Elle vise notamment les diagnostics, les travaux et le relogement de familles exposées à un danger pour leur santé ou leur sécurité. L’ADIL recueille les signalements et la Direction départementale des territoires suit les dossiers au sein du Comité logement indigne.

Le montant maximal est fixé à 81 216 euros TTC pour deux ans. Dijon Métropole apporterait 7 704 euros, soit 9,5 % du financement. François Rebsamen a défendu ce dispositif partenarial, soulignant que la lutte contre l’habitat indigne ne relève pas exclusivement de la Métropole. Il a également mis en avant la construction de logements comme levier de relogement.

Source : dijon-actualites.fr

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