À Dijon, plus de 500 personnes contre le racisme après l’attentat de Trappes
Plus de 500 personnes se sont rassemblées mardi 27 octobre au soir, place de la Libération à Dijon, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi et aux autres victimes de l’attentat survenu quatre jours plus tôt à Trappes et à La Verrière, rapporte bienpublic.com. La mobilisation appelait à combattre le racisme, les discriminations et les discours qui conduisent au meurtre.
La Ligue des droits de l’homme (LDH) avait lancé ce rassemblement avec plusieurs organisations, dont le Mrap, SOS Racisme, Attac, SOS Refoulement et la Licra. Les syndicats CGT, FSU et Solidaires y étaient également associés. Après les prises de parole devant l’hôtel de ville, les participants ont déambulé dans les rues dijonnaises.
Les discours politiques et médiatiques dénoncés
Les interventions ont particulièrement visé les chaînes d’information en continu et les « médias Bolloré ». Des intervenants les ont accusés de donner la parole à des racistes et de diffuser une idéologie islamophobe sans contradiction. Plusieurs responsables politiques ont aussi été mis en cause, notamment Marine Le Pen, Julien Odoul, Bruno Retailleau et Aurore Bergé.
Paul Garrigues, représentant local de la LDH, a dénoncé les conséquences de ces discours : « Comment peut-on laisser prospérer cette parole matin, midi et soir sur tous les plateaux et croire qu’elle n’aura pas d’effets sur la vie réelle ? » Autour de lui, plusieurs pancartes portaient le message « Le racisme tue ! ».
Des habitants et des élus présents
Parmi les participants, Ali, réfugié soudanais originaire du Darfour et arrivé à Dijon en 2013, a exprimé sa peur face au climat en France. À ses côtés, Christelle portait une pancarte affirmant : « Nos différences sont nos richesses ».
De nombreux élus étaient présents, dont la maire de Dijon Nathalie Koenders et plusieurs de ses adjoints, ainsi que les maires de Chenôve et de Chevigny, Thierry Falconnet et Guillaume Ruet.
Source : bienpublic.com



