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À Dijon, des locataires contestent jusqu’à 1 336 € de régularisation d’énergie

Camille Martin 2 min de lecture
À Dijon, des locataires contestent jusqu’à 1 336 € de régularisation d’énergie

Onze foyers de la résidence sociale située au 12, rue Clément-Janin, à Dijon, contestent les régularisations de charges d’énergie réclamées par leur bailleur Habellis. Certains locataires ont reçu des montants de 1 336 euros, 833 euros ou 711 euros pour l’hiver 2025-2026.

La résidence, livrée en 2021, compte 14 logements. Elle est équipée d’une pompe à chaleur alimentée par des sondes géothermiques et de panneaux solaires hybrides. Le bâtiment avait été distingué à deux reprises pour ses dispositifs énergétiques innovants.

Des problèmes de chauffage dénoncés

Les habitants concernés évoquent des dysfonctionnements récurrents du chauffage au sol depuis le changement de prestataire. Certains assurent que la température descend jusqu’à 17 °C dans leur logement en hiver et disent utiliser des chauffages d’appoint.

Les locataires mettent aussi en cause le fonctionnement ou l’utilisation des équipements énergétiques de l’immeuble. Ils estiment que les consommations varient fortement d’un logement à l’autre et demandent une révision des installations.

En septembre, ils ont manifesté devant le siège dijonnais d’Habellis. Ils soulignent que les provisions mensuelles avaient déjà été augmentées dans certains logements, avec des montants pouvant atteindre 123 euros.

Habellis invoque le coût de l’énergie

Selon bienpublic.com, Habellis affirme que le système de production de chauffage et d’eau chaude fonctionne correctement. Le bailleur indique que cette chaufferie est la plus économe parmi les 172 suivies par son bureau d’études.

Habellis attribue le niveau des régularisations à la hausse du prix du kilowattheure. Le bailleur estime que les habitants maîtrisent 70 % de leur consommation, précise qu’un thermostat doit être remplacé et évoque une possible réévaluation des provisions mensuelles encore fixées à 40 euros dans certains logements. Les chaufferies sont bridées à 19 °C afin de limiter les charges.

Les habitants n’excluent pas d’engager une procédure collective s’ils n’obtiennent pas satisfaction.

Source : bienpublic.com

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