À Dijon, des locataires contestent les charges de chauffage d’une résidence Habellis
Des locataires de la résidence Habellis située au 12 rue Clément-Janin, près des allées du Parc à Dijon, contestent leurs charges de chauffage. Livré début 2021, le bâtiment devait associer économies d’énergie et écologie grâce à un dispositif combinant panneaux solaires, sondes géothermiques et pompe à chaleur.
Le système, primé à deux reprises, fonctionne avec plusieurs sondes implantées dans le sol. Elles emmagasinent l’énergie et la chaleur issues des panneaux solaires afin de les redistribuer pendant l’hiver, explique une habitante interrogée par actu.fr.
Des pannes dénoncées après un changement d’exploitant
La première année, le chauffage était exploité par Engie et les locataires ne signalent pas de difficulté. Environ un an plus tard, l’exploitation a été confiée à Dalkia dans le cadre d’un contrat signé par Habellis. Depuis ce changement, les habitants rapportent des coupures répétées de chauffage et d’eau chaude.
Selon une locataire, certaines familles utilisent désormais des chauffages d’appoint. Les habitants disent avoir adressé des appels, courriers recommandés et courriels pour signaler les dysfonctionnements.
Des régularisations entre 600 et 1 300 euros
Le principal point de tension concerne les régularisations réclamées. Elles atteignent de 600 à 1 300 euros selon les logements. Les provisions mensuelles de chauffage ont également augmenté : elles sont passées de 43 à 90 euros pour une locataire, et jusqu’à 123 euros pour certains voisins.
Lors d’une réunion avec le bailleur le 28 septembre, les échanges se sont tendus, selon les locataires. Ces derniers contestent les sommes demandées et demandent à consulter les factures détaillées. Ils rappellent disposer d’un délai de six mois après l’envoi du décompte pour les consulter.
Soutenus par la CSF, les habitants ont consulté un point d’accès au droit puis l’UFC-Que Choisir. Ils envisagent de saisir la répression des fraudes et n’excluent pas une action en justice. Ils ont aussi sollicité la mairie de Dijon, où l’élue chargée du logement Nuray Akpinar-Istiquam s’est rendue sur place. Habellis, contacté le mardi 13 octobre, n’avait pas répondu au moment de la publication.
Source : actu.fr



