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Dijon : un rassemblement prévu le 20 septembre place de la Libération

Camille Martin 2 min de lecture

Vingt-huit organisations de Côte-d’Or appellent à un rassemblement à Dijon le dimanche 20 septembre 2026. Le rendez-vous est fixé à 11 heures, place de la Libération.

Cette mobilisation vise la proposition de loi instaurant une présomption d’usage légitime de l’arme. Selon dijon-actualites.fr, les organisateurs souhaitent prolonger la contestation née d’une pétition ayant recueilli plus de 730 000 signatures.

Une mobilisation contre la proposition de loi

Dans leur communiqué, les organisations dénoncent la clôture de la pétition sans débat à l’Assemblée nationale. Elles estiment que le nombre de signatures dépassait le seuil nécessaire à l’ouverture d’une discussion parlementaire.

Les signataires contestent notamment le principe d’un usage d’arme qui bénéficierait d’une présomption favorable avant l’établissement des faits. Ils considèrent que cette évolution réduirait les garanties et affaiblirait le contrôle judiciaire du recours à la force par l’État.

Le communiqué met aussi en cause les conditions d’examen du texte. Les organisations évoquent le passage d’une présomption de légitime défense à une présomption d’usage légitime de l’arme, ainsi que l’élargissement du champ du texte par un amendement gouvernemental en commission. Elles regrettent également l’absence d’avis du Conseil d’État et jugent le débat insuffisant.

Des associations, syndicats et partis parmi les signataires

Les organisations présentent le rassemblement dijonnais comme une déclinaison d’une grande marche nationale annoncée le 20 septembre. Elles indiquent vouloir poursuivre publiquement un débat qu’elles jugent empêché au Parlement.

Parmi les premiers signataires locaux figurent Amnesty International, Assemblée Populaire, Attac, la Ligue des droits de l’Homme, le MRAP, XR Dijon, la CGT, la FSU, Solidaires, le Syndicat des avocats de France, L’Après, Les Écologistes, La France insoumise, le Parti communiste français et le Parti socialiste.

Les organisateurs citent également les conséquences de l’article L.435-1 du code de la sécurité intérieure, entré en vigueur en 2017. Selon les chiffres qu’ils avancent, au moins 35 occupants de véhicules ont été tués lors de tirs policiers liés à des refus d’obtempérer depuis cette date.

Source : dijon-actualites.fr

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